Monsieur le Président,
Dans le cadre du débat parlementaire sur les retraites nous tenons à vous réaffirmer notre rejet de la contre-réforme envisagée, qui ne peut aboutir qu’à une régression sociale généralisée avec l’allongement de l’âge de départ, de la durée de cotisations pour une retraite à taux plein, et de la remise en cause du Code des Pensions.
Notre organisation syndicale qui partage les positions de la Confédération Générale du Travail souhaite à l’occasion de ce débat attirer votre attention sur quelques spécificités du secteur de la recherche et de l’enseignement supérieur.
Les conditions de travail de notre milieu ont toujours été marquées par la précarité, mais celle-ci s’étend actuellement de façon dramatique et touche l’ensemble de catégories de personnels. L’enquête lancée l’automne dernier par les organisations syndicales de notre secteur a montré que le travail non rémunéré et non reconnu comme tel persiste voire se développe. Fréquentes sont les situations d’activité ne donnant pas lieu à un contrat de travail. Quand il y a contrats, la discontinuité de ces derniers est courante, à l’exemple des contrats de 10 mois. Ces conditions pénalisent les agents concernés y compris pour leur retraite, et les femmes bien davantage que les hommes. Et dans ce contexte la réforme des retraites les sanctionnera financièrement encore plus.
Dans le cadre de ce projet de loi, nous tenons à vous faire part des difficultés spécifiques vécues par un certain nombre de personnels de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Publique actuellement en poste. Il s’agit notamment de collègues chercheurs(es), enseignant chercheurs (es), ingénieurs (es) ou techniciens (es) qui ont exercé une activité de recherche sans avoir été rémunérés, ou ayant bénéficié d’une rémunération sans cotisation à la retraite. Cette situation concerne en particulier ceux qui ont soutenu un doctorat sans être financés, mais aussi certains anciens boursiers de recherche, notamment ceux rémunérés sur les bourses de l’ex DGRST et tous ceux qui ont bénéficié de libéralités financées par les associations caritatives ou certains ministères comme celui des Affaires Etrangères ou de la Défense. Ces périodes d’activités, qui ont été longtemps acceptées voire encouragées par les gouvernements successifs, correspondent à des périodes de travail effectif réalisé après de DEA, l’actuel master recherche. Mais malgré les émoluments touchés par les intéressés, ces derniers ne cotisaient pas à la retraite. Ils ont donc travaillé, après l’âge de 23 ou 24 ans, trois ou quatre années voire plus sans acquérir de droits.
Ces anomalies ont été corrigées depuis plusieurs années, notamment pour ce qui concerne les libéralités qui ont quasiment disparu en tant que mode de rémunération. Cependant toute une génération de nos collègues risque de subir une décote importante de leur retraite à cause de ces années de travail exercées sans pouvoir cotiser.
De la même manière, nombreux sont ceux qui ont effectué des périodes de recherche post doctorales à l’étranger, sans pouvoir transférer leurs droits dans le régime français de retraite, ces périodes post doctorales ayant été elles aussi largement encouragées pour le recrutement des chercheurs et enseignants chercheurs. Ces deux problèmes spécifiques nécessitent, de l’avis du SNTRS-CGT, un traitement adapté et des amendements au projet de loi.
Nous pensons en particulier que ces années de travail dans la recherche pourraient être considérées comme cotisées au même titre que les années de service national ou de chômage. Cela permettrait d’éviter une trop grande pénalisation des futurs retraités.
Nous sommes à votre disposition pour débattre de ces points spécifiques. Nous vous prions d’accepter, Monsieur le Président, l’expression de notre haute considération.
Pour le SNTRS-CGT,
Daniel Steinmetz
Secrétaire Général
Publié le mardi 27 juillet 2010

- Message aux personnels ITA
Publié le jeudi 8 juillet 2010
Report de la date du 13 juillet 2010 pour les mères de trois enfants
Le gouvernement a présenté hier, mercredi 30 juin, au Conseil Supérieur de la Fonction Publique Territoriale un amendement au projet de loi sur les retraites supprimant la date limite du 13 juillet 2010 pour pouvoir continuer à bénéficier de l’ancien mode de calcul antérieur à 2004 en cas de départ anticipé en retraite au titre des mères de trois enfants.
Ce mode de calcul plus favorable sera conservé pour toute demande faite jusqu’au 31 décembre 2010, pour une date d’effet de la retraite antérieure au 1er juillet 2011.
A lire sur le site de l’UGFF CGT : http://www.ugff.cgt.fr/spip.php?art...
Publié le jeudi 1er juillet 2010
Ces élections se déroulent jusqu’au 8 juillet 2010.
Nous vous appelons à voter et à faire voter pour les candidats du SNTRS-CGT
et de la FERC-Sup-CGT.
Il est important d’avoir des candidats décidés de défendre le CNRS et ses personnels face à la politique gouvernementale qui s’efforce de vider le CNRS de sa substance.

- Message aux personnels CNRS
Publié le vendredi 25 juin 2010
Mis à jour le vendredi 16 juillet 2010
Le projet de loi de réforme des retraites 2010 a été transmis au Conseil Supérieur de la Fonction Publique.
Le droit de liquider sa pension après 15 années de service est maintenu pour les parents d’un enfant handicapé à condition qu’il ait interrompu son activité professionnelle pour « cet enfant ».
Le droit est supprimé pour les fonctionnaires qui n’auront pas rempli les conditions (15 années de service, 3 enfants sous les conditions d’interruption prévues par le décret R37 du code des pensions) avant le 1er janvier 2012.
Le droit est maintenu pour les fonctionnaires qui remplissent ces conditions avant le 1er janvier 2012. Cependant, toute demande déposée après le 13 juillet (date du conseil des ministres) donnera lieu à un calcul de la pension selon les modalités en vigueur l’année où l’intéressé atteint l’âge du droit à la retraite applicable aux autres fonctionnaires.
Pour bénéficier d’une pension déterminée selon les modalités actuellement en vigueur (2% par annuité pour celles qui avaient 3 enfants et au moins 15 ans de service au 31/12/2003), la demande devra donc être déposée avant le 13 juillet 2010.
La demande d’admission à la retraite doit être adressée aux directeurs généraux des organismes par la voie hiérarchique (en général via les délégations régionales), au moins six mois avant la date à laquelle le fonctionnaire souhaite cesser son activité.
Attention, un départ en retraite est une décision irréversible, bien que la date puisse être modifiée avant l’échéance (voir les délégations régionales).
Rappel : « Cette interruption d’activité doit avoir eu lieu pendant la période comprise entre le premier jour de la quatrième semaine précédant la naissance ou l’adoption et le dernier jour de la seizième semaine suivant la naissance ou l’adoption. »
Commentaires :
Les organisations syndicales vont essayer d’obtenir la modification de la date du 13 juillet mais l’issue est incertaine, y compris sur le plan juridique.

- Note_CGT_Fonction_Pu blique_mere_de_trois _enfants.
Publié le mercredi 23 juin 2010
Mis à jour le vendredi 16 juillet 2010
POUR LES RETRAITES, LES SALAIRES, L’EMPLOI
Le rendez vous, pour le cortège intersyndical Enseignement Supérieur Recherche pour la manifestation du jeudi 24 juin à Paris à 14h, est boulevard du Temple en direction de la Place de la République à la hauteur de l’UD de Paris CGT et plus précisément derrière le ballon de la FERC-CGT.
Vous trouverez le ballon Enseignement Supérieur Recherche et la banderole intersyndicale à cet endroit ainsi que la banderole du SNTRS-CGT.

- Déclaration CGT 24 JUIN 2010

- Communiqué Intersynd 24 juin10

- TractUGFF_Retraite
[UGICT : www.60ansatauxpleinjytiens.com]
Publié le mercredi 23 juin 2010
Des créations de postes plutôt que le Grand Emprunt !
Mardi 1er juin à 14 heures place de la Sorbonne
Le mardi 1er juin, au moment où le gouvernement annonce la rigueur pour tous les salariés, aggrave la pénurie pour le service public d’enseignement supérieur et de recherche et confirme des suppressions d’emploi dans l’ensemble de la Fonction Publique, Valérie Pécresse présente officiellement l’opération Grand Emprunt, au Ministère, au lieu de la Sorbonne comme annoncé précédemment.
Le grand emprunt n’empêchera pas la rigueur ni les suppressions d’emplois dans la recherche publique et l’enseignement supérieur. La baisse générale des crédits de fonctionnement servira à payer les intérêts du grand emprunt. Le Grand Emprunt accélérera le développement d’un inacceptable système universitaire à deux vitesses. Mais même les universités qui bénéficieront des financements du grand emprunt seront fragilisées par l’obligation de passer par des partenariats public-privé.
Les organisations signataires appellent les étudiants et les personnels de la recherche et des universités parisiennes à se rassembler le mardi 1er juin à 14 heures place de la Sorbonne.
Au moment où des dizaines de milliers de salariés précaires, enseignants, chercheurs, ingénieurs, techniciens, administratifs, assurent le fonctionnement des laboratoires et des services, où le gouvernement encourage le développement du Crédit Impôt Recherche et des projets financés par l’ANR, générateurs de précarité, nous rappellerons à la ministre que nous exigeons des créations de postes de fonctionnaires pour permettre la résorption de cette précarité massive. En lieu et place du grand emprunt, nous exigeons des emplois et des financements pérennes en quantité suffisante pour l’ensemble des universités et des organismes de recherche.
Signataires :
FSU (SNCS- SNESUP- SNEP - SNASUB) - CGT (SNTRS – FERC’Sup) – UNSA (Sup’Recherche-SNPTES) - SGEN-CFDT Recherche EPST – Solidaires (SUD Recherche EPST- SUD Education – SUD Etudiant) – CFTC Recherche - SLR – SLU - UNEF.

- Appel Intersynd 1erjuin10
Publié le vendredi 28 mai 2010
Mis à jour le vendredi 16 juillet 2010
La mobilisation de l’appel CGT, CFDT, SUD, FSU, UNSA pour une journée nationale du 27 mai 2010 sur le thème des retraites, salaires, emploi.
La manifestation du jeudi 27 mai partira à 14h de Denfert-Rochereau en direction de la Bastille.
Le RDV de l’Enseignement Supérieur Recherche est à partir de 13h30 sur le boulevard St Jacques à proximité de la place Denfert-Rochereau, derrière le ballon et la banderole de l’Enseignement Supérieur Recherche.
Pour signer en ligne la carte pétition cliquez ici : [Carte pétition : http://www.cgt.fr/spip.php?article3...]

- Tract-unitaire27mai10

- InterESR_27mai

- TractFERC27mai10

- CartePétitionRetraiteCGT
Publié le mercredi 26 mai 2010
3 mai : à l’INSERM.
Le projet du contrat de performance a été communiqué aux organisations syndicales sous forme d’un document Excel !!! La politique de l’organisme se réduit maintenant à atteindre les objectifs définis dans 5 colonnes : enjeux/objectifs stratégiques, indicateurs de performance, objectifs opérationnels, actions, indicateurs de réalisation/jalons. Bien que destiné à l’Inserm, tout est centré autour de l’Alliance Avisean. L’Inserm sert de plateforme à la mise en place de l’Institut du vivant. Dans le chapitre Renforcer l’attractivité des carrières, il est proposé de rééquilibrer les recrutements de chercheurs sur positions permanentes et temporaires : place à la précarité ?
6 mai Valérie Pécresse a reçut la FERC-CGT (SNTRS, INRA, FERCsup).
Comme aux autres syndicats reçus précédemment, elle confirme sa volonté d’organiser le recrutement des chercheurs au niveau des alliances. Comme c’est l’ANR qui pilote pour le grand emprunt l’affectation des crédits d’équipement, que restera-t-il aux EPST, s’ils perdent la maitrise des recrutements et leur politique d’équipement ? Sur la précarité, elle clame que les Présidents d’Université ont les moyens de régler des problèmes et qu’elle est prête à les y inciter. Nous avons exprimé notre scepticisme quand aux résultats que l’on pouvait attendre de cette démarche et demander l’ouverture d’une négociation sur un plan de résorption de la précarité ainsi que sur l’amélioration des droits des précaires. Rien de nouveau sur la réorganisation des catégories A et B.
7 mai, réunion DRH syndicats au CNRS.
• Le contentieux sur les feuilles de temps des contrats du 6ème PCRD. Le CNRS fournit l’avocat aux personnels inculpés au titre des plainte de l’Office anti fraude de la communauté européenne. Pour l’instant sont concernés les agents de Meudon et de Caen. La direction mettra un logiciel pour les feuilles de temps du 7ème PCRD.
• La sous-traitance des logiciels de GRH (SIRHUS) et de comptabilité (BFC). Le contrat signé avec Cap Gemini pour 6 ans offrait bien dans ses annexes la possibilité de faire réaliser la maintenance des logiciels au Maroc. La direction annonce qu’elle ne fera pas ce choix quitte à payer plus cher. Dont acte, mais Le SNTRS a eu raison de porter cette affaire sur la place publique. Soyons vigilant sur le maintien dans les labos de nos informaticiens, l’objectifs de mutualisation des fonctions « support » et peut être de leur externalisation reste au cœur des projets de délégation globale de gestion.
• Les (petites) augmentations des taux de la PPRS pour les AJT, T et AI négociées en décembre 2009 avec la direction du CNRS sont remises en cause. Il faut prendre sur la masse salariale 9 millions d’euros pour payer la taxe sur les salaires.
• Plus grave la direction communique un projet d’arrêté du ministère qui vise à supprimer pour la PPRS la notion d’indice de référence et de taux. Ceux-ci sont remplacés par une somme en euros fixée pour chaque grade. A terme cela signifie la fin de l’indexation de la PPRS sur la valeur du point d’indice. Elle sera rognée par l’inflation, c’est inacceptable.
10 mai au CTP ministériel.
L’immobilier des universités d’Ile de France sera chapeauté par un établissement public : l’EPAURIF. Celui-ci aura notamment pour charge de faire passer de 130 à 45 les sites immobiliers universitaires dans Paris. Il pourra être maitre d’ouvrage et gérer les contrats de PPP (partenariats public privé). C’est l’Etat qui pilotera le CA de l’EPAURIF en nommant 11 membres de droit pour 4 représentants des universités et 4 des collectivités territoriales.
Cette mesure illustre la nature dirigiste de la LRU. Il n’y a pas d’autonomie réelle. L’autonomie proclamée sert à masquer que l’Etat décide de tout ce qui est important en court-circuitant la communauté universitaire. La pseudo autonomie permet simplement au gouvernement de s’appuyer sur les Instances dirigeantes des Universités pour mettre en œuvre sa politique notamment ses aspects les plus choquants comme la casse des statuts des personnels.
Tous les syndicats ont voté contre. Le ministère ne se fatigue même plus à chercher des alliés.
La DGG à Strasbourg
Le CNRS prépare le transfert de ses labos aux universités. Le futur contrat quadriennal entre le CNRS et l’université de Strasbourg prévoit le transfert de la gestion des UMR hébergées par l’université à celle-ci et met en place de commissions spécialisées pour organiser la mutualisation dans les domaines de la gestion financière et comptable, la gestion des ressources humaines, le partenariat économique et de la valorisation, la prévention et sécurité, la gestion du patrimoine, la sécurité des systèmes d’informations, la communication. Ce sont bien toutes les fonctions transverses et au delà qui une fois mutualisées pourront faire l’objet d’une rationalisation dans le cadre de la deuxième vague de la RGPP. Les UPR et tous les personnels CNRS sont sans doute concernés par cette mutualisation.
Publié le mardi 11 mai 2010
Publié le vendredi 23 avril 2010
Mis à jour le vendredi 16 juillet 2010
La CGT s’inscrit en totale opposition avec le catastrophisme des commentaires qui accompagnent depuis 2 jours la publication du rapport du Conseil d’orientation des retraites. Ce rapport que le COR vient de rendre public, démontre avant tout la dégradation de l’équilibre financier des retraites, sous le coup de la crise.
Il est possible de financer les retraites
mercredi 14 avril 2010
Déclaration d’Eric Aubin, en charge du dossier retraites à la Cgt
La CGT s’inscrit en totale opposition avec le catastrophisme des commentaires qui accompagnent depuis 2 jours la publication du rapport du Conseil d’orientation des retraites. Ce rapport que le COR vient de rendre public, démontre avant tout la dégradation de l’équilibre financier des retraites, sous le coup de la crise.
Si les conséquences de la démographie à long terme ne sauraient être niées, elles sont parfaitement surmontables. La France est le pays d’Europe où la situation démographique est la plus favorable ; la seule à assurer à terme le renouvellement des générations.
Le rapport du COR montre que la raison fondamentale de la dégradation de l’équilibre financier des régimes est la chute de l’emploi : 680.000 emplois détruits en 2009, une baisse historique de la masse salariale de 1,4%. La crise coûterait à elle seule plus de 600 milliards d’€ aux régimes de retraite. Il n’est pas question que les salariés qui ne sont en rien responsables de la crise en paient le coût.
Pour la CGT il faut une nouvelle politique de l’emploi rompant avec la situation que nous avons connue depuis un quart de siècle. Cela passe par une remise en cause du mode de croissance actuel orienté vers un accaparement de plus en plus important, par les actionnaires, des richesses crées : depuis 25 ans les dividendes versés par les entreprises ont explosé au détriment de l’emploi, des salaires et de l’investissement.
La réduction du chômage ne résout pas la totalité des problèmes mais est indispensable, c’est la moitié du problème du financement des retraites qui serait résolu à long terme. A court terme, une hausse des ressources est indispensable. C’est pourtant la perspective que refuse Monsieur Woerth.
Pour la CGT, il faut une réforme du financement de la protection sociale.
La CGT exige la mise en oeuvre d’une contribution sur les revenus financiers des entreprises au même taux que la cotisation retraite des employeurs (8,2%). Elle exige la remise en cause des exonérations de cotisations patronales et des exemptions de cotisations dont bénéficient l’intéressement, l’épargne salariale, l’épargne-retraite, les stock-options et les attributions d’actions gratuites. Elle propose d’instituer une double modulation des cotisations patronales qui tiendrait compte de la part des salaires dans la valeur ajoutée et des comportements d’emploi des entreprises
En appliquant l’ensemble de ces mesures, on dégagerait les 5 à 6 points de PIB nécessaires à l’horizon 2050 pour garantir de bonnes retraites. Les autres réponses, et en particulier le recul de l’âge de la retraite n’auraient pour effet que de baisser le niveau des retraites et de faire basculer de nombreux salariés âgés dans la précarité.
La CGT mènera une lutte déterminée pour défendre le droit au départ à la retraite à 60 ans et un niveau de pension au moins égal à 75% du salaire d’activité.
Elle appelle à une forte mobilisation unitaire, des actifs et des retraités, dès maintenant et en particulier le 20 avril dans les entreprises et le 1er mai, pour imposer d’autres solutions et empêcher une nouvelle étape de régression des droits à retraite.
Montreuil, le 14 avril 2010
Publié le jeudi 15 avril 2010
Le 23 mars 2010
Les retraites et la protection sociale dépendent de l’emploi et des salaires
Gouvernement et patronat invoquent le vieillissement de la population française, pour affirmer sans le démontrer que la seule issue permettrait le maintien de la retraite par répartition serait « de travailler plus longtemps », parce que l’on vivrait plus longtemps. Le but est de repousser l’âge légal ouvrant droit au départ à la retraite au-delà de 60 ans et d’allonger la durée de cotisation pour une retraite à taux plein. Pour cette dernière la recette déjà utilisée lors des réformes 1993 et 2003 a dramatiquement amputé le niveau des pensions des retraité(e)s et rendu la possibilité d’une retraite à taux plein à 60 ans de plus en plus inaccessible.
Les fonctionnaires sont en ligne de mire
Après avoir obligé les salariés dont les fonctionnaires, à cotiser 2 années et demi de plus pour bénéficier d’une retraite à taux plein, le gouvernement a pour objectif de revenir sur le salaire de référence pour l’acquisition des droits (les 6 derniers mois) argumentant de l’équité entre salariés oubliant délibérément qu’il n’existe pas dans la fonction publique, à la différence du privé, de système obligatoire de retraite complémentaire financée par les cotisations salariales et patronales et fondée sur les principes de répartition et de solidarité. L’équité entre salarié sert toujours de prétexte à tirer l’ensemble des garanties des salariés vers le bas.
L’origine du déficit de la Sécurité Sociale
La Sécurité Sociale doit assurer des prestations vieillesse et maladie qui ne cessent de croître alors que les revenus moyens des salariés diminuent actuellement. Le déficit de la Sécurité Sociale vient du chômage massif (1 million de chômeurs, c’est 7 milliards d’euros qui ne rentrent plus dans les caisses de la Sécurité Sociale), du travail précaire, de l’expansion du travail à temps partiel à horaires réduits, des bas salaires. A cela s’ajoutent les impayés patronaux et ceux de l’Etat, soit 16 milliards d’euros.
Des choix pour le patronat et les grandes fortunes au détriment des salariés
Pour renflouer les banques victimes de leurs pratiques spéculatives, le gouvernement a sorti des centaines de milliards d’euros qu’ils refusent aux salariés. BNP Paribas grâce aux largesses gouvernementales s’est refait une santé et déclare 6 milliards de bénéfices en 2009, le double de 2008, et distribue 1 milliard d’euros aux traders. Les entreprises du CAC 40 ont dégagé en 2009 un bénéfice net de 47,3 milliards d’euros, cela ne les empêche pas de licencier et de bloquer les salaires et de continuer à demander des aides et des allègements de charges. Alors que la part des cotisations salariales ne cesse de croître celle du patronat stagne depuis 20 ans. Toujours plus pour le patronat, toujours moins pour les salariés, pour les dépenses sociales telle est la loi d’airain de l’Etat. Le patronat vient d’être exonéré pour 2010 de 12 milliards de taxe professionnelle, ce qui impacte les financements communales. Chaque année, le patronat bénéficie de 32,8 milliards d’exonérations fiscales. Le bouclier fiscal et les exemptions de cotisations sociales des hauts revenus, c’est 8,2 milliards d’euros de rentrée d’argent en moins pour l’Etat. Le crédit d’impôt recherche incite les entreprises à se débarrasser de leurs personnels pour sous traiter leur recherche par les laboratoires du public. Dans le même temps les salaires stagnent.
Retraite quel régime ?
La crise financière a montré combien il serait dangereux de laisser nos retraites, nos droits, d’aller vers le système par capitalisation. Aux USA, les retraités relevant de ce système ont subi du jour au lendemain des pertes de 50 à 70 % de leurs pensions. Le système français est le plus juste car il repose sur la solidarité entre actifs et anciens actifs.
Défendons bec et ongles nos droits à une protection sociale et à la retraite à 60 ans !
Le bras de fer sur l’avenir des retraites qui s’ouvre ne doit pas être une affaire de spécialistes :
c’est l’affaire de tous les salariés !
Les solutions
Développer l’emploi, créateur de richesses ! 1 million d’emploi, c’est 7 milliards d’euros pour notre protection sociale. Les 32,8 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales dont bénéficie le patronat permettraient de financer 1 million d’emplois à 2733 € /mois.
Augmenter les salaires sur la base du Smic à 1600 € net.
Dans la fonction publique, développer l’emploi statutaire ! Il y a 50 000 précaires sous rémunérés qui travaillent dans la recherche et l’enseignement supérieur.
La France malgré la désindustrialisation massive est un pays riche. Riche du travail de ses salariés dont la productivité est 4 fois plus élevée qu’il y a 40 ans et qui est l’une des plus élevées au monde.
Les richesses, fruit de notre travail, doivent servir l’intérêt général.
Pas touche à la retraite à 60 ans ! C’est un droit qu’il faut renforcer, améliorer. Refusons que les futurs retraités soient envoyés à la soupe populaire pour pouvoir survivre ou dépendent de leurs enfants qui subissent la précarité.
Le 23 mars, massivement engageons nous partout et exigeons.
Le maintien de l’ouverture du droit à la à la retraite à 60 ans.
Retraite à taux plein après 37,5 années de cotisations.
Maintien du mode de calcul des pensions des fonctionnaires (les 6 derniers mois)
Indexation des pensions sur les salaires
Suppression des exonérations de cotisations sociales dont ne cesse de bénéficier le patronat.
Tous les revenus doivent contribuer au financement de la Sécurité sociale (intéressement, stock options, dividendes versés aux actionnaires,…).
Relèvement des cotisations patronales.
Pour la région parisienne la manifestation est à
14h de la République à la Bastille

- Tract_23mars2010
Publié le mercredi 17 mars 2010
Mis à jour le vendredi 16 juillet 2010
Dans le contexte de stagnation des rémunérations pour l’ensemble des personnels de la fonction publique, le gouvernement et la Direction du CNRS répondent par la mise en place de primes individualisées. En plus de la Prime d’Excellence Scientifique pour un chercheur sur cinq, il est prévu au CNRS de consacrer 3,16 millions d’euros supplémentaires à la PPRS des ITA pour mettre en place dès 2010 une politique de modulation de celle-ci.

- Tract PPRS
Publié le lundi 15 mars 2010
Mis à jour le vendredi 16 juillet 2010
Après le succès de la journée intersyndicale "Quatre heures contre la précarité dans la recherche et l’enseignement supérieur" du lundi 8 février 2010 au CNRS, le SNTRS CGT invite tous les personnels à se mobiliser dans les régions.
Pour organiser des AG, veuillez trouver ci-joint le rapport final et un diaporama sur les résultats du questionnaire ainsi que la déclaration finale intersyndicale de cette journée.
Le SNTRS CGT invite aussi tous les personnels au RASSEMBLEMENT devant le Ministère de la Recherche (rue Descates, Paris) pour la remise ofiicielle du rapport du questionnaire à la Ministre, le MARDI 16 FEVRIER 2010 à 13h30.

- Rapport final - La précarité dans l’ESRP

- déclaration 8 février 2010

- precarite_8_fev
Publié le mardi 9 février 2010
Mis à jour le vendredi 16 juillet 2010
Précaires ou non, de nombreuses organisations de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche vous appellent à assister à la présentation des résultats de l’enquête sur la précarité et à participer au débat qui aura lieu le :
« Lundi 8 février 2010 à 14 h
Auditorium du CNRS
3 rue Michel Ange 75794 PARIS, métro Michel Ange Auteuil »

- Programme 8 fév 10
Publié le jeudi 28 janvier 2010
Mis à jour le vendredi 16 juillet 2010
Tract SNTRS-CGT et appel intersyndical

- TractSNTRS-CGT21 janv10

- AppelInter21janvier10
Publié le vendredi 15 janvier 2010
Le jeudi 12 mars à partir de 10 heures, s’est tenu à l’Institut d’Océanographie 195 rue Saint-Jacques à Paris, un rassemblement national des délégués de laboratoires. Cette initiative qui a été lancée par l’ensemble des syndicats et associations a permis de rendre plus visibles les revendications des personnels des organismes de recherche pour l’emploi et le refus de la casse des EPST.
La situation faite aux organismes et à leurs personnels, les remises en causes voulues par N. Sarkozy et son gouvernement, nécessitent l’action résolue des travailleurs scientifiques. Nous devons sans relâche nous opposer à cette politique désastreuse pour la recherche et la population. Nous devons combattre toutes les régressions des droits des travailleurs et particulièrement dans la recherche et l’enseignement supérieur. Nous devons poursuivre et améliorer notre travail d’informations, de propositions, en poursuivant le débat avec l’ensemble des personnels. Cela en participant activement à l’organisation et au développement de l’action.
Publié le mardi 10 mars 2009
Mis à jour le lundi 19 juillet 2010
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